Le blog prend ses premières petites vacances, rendez-vous en mai :)

unbrindemaman © EM – Blog en mini pause.

Voilà un peu plus d’un an que j’alimente ce blog avec attention et passion. Seulement voilà, il n’y a pas eu de publications ces derniers jours et j’ai un petit retard de réponses aux commentaires car… j’ai vraiment beaucoup trop de choses à faire et j’ai le sentiment de ne plus avoir le même temps qu’avant (normal, bébé a grandi !) pour continuer de proposer des articles de qualité, qui me demandent beaucoup de concentration et d’énergie. Alors je pense qu’une petite pause est la bienvenue !

Comme je vous le disais sur Instagram, ce n’est pas faute d’inspiration, j’ai d’ailleurs plusieurs thèmes d’articles qui me tiennent à cœur et qui sont partiellement notés ici et là, mais mon rythme, qui n’est autre que celui de ma priorité, ma fille, ne cesse d’évoluer et je dois m’adapter. Ce n’est pas pour me déplaire car de tous nouveaux (et très bons) rythmes sont en train de se mettre naturellement en place. Ma fille grandit, je l’accompagne et je grandis avec elle, à son rythme. J’ai donc besoin de retrouver mes repères pour mieux organiser mon temps libre… J’aimerais à la fois trouver du temps pour mes loisirs (blog, écriture, lecture, peinture, dessin, couture, broderie, pâtisserie…), mais aussi du temps pour… me reposer !

Eh oui ! Depuis que j’ai ce blog, il m’anime et me passionne réellement. Il est toujours dans un coin de ma tête et le Mémo de mon téléphone tourne à plein régime tant j’ai des idées et des réflexions à y noter au fil de la journée. Sauf que lorsque quelque chose me tient autant en haleine, j’ai tendance à oublier qu’il faut dormir à un certain moment donné ! Je suis de plus en plus frustrée de ne pas avoir le temps d’écrire autant que je le voudrais, alors j’étire le temps autant que possible…

Finalement, je réalise que cette petite et merveilleuse flamme qui m’anime, j’aimerais en prendre soin et l’entretenir, mais surtout, la maîtriser. Parce que lorsqu’elle s’empare de moi, elle a le pouvoir inquiétant de me consumer en toute conscience. Cela arrive simplement parce que j’aime ardemment ce que je fais ; les sujets que l’on développe ici et nos échanges me passionnent. C’est bien… mais la surchauffe guette…

Les deux mois qui arrivent éveillent en moi autant de passion que ce que le blog me procure déjà, alors je n’ose pas imaginer la combinaison de ce qui m’attend avec la gestion du blog ! C’est pourquoi j’ai décidé de mettre ma plume en pause.

Je vais simplement arrêter de publier ici quelques semaines, mais je ne me déconnecte pas pour autant ! Vous pourrez continuer de me voir un peu partout, sur les réseaux (surtout Instagram), sur les blogs des copinautes… Mais je pense pouvoir dire avec certitude qu’il n’y aura pas de nouvel article ici avant mai.

Autant vous dire que les semaines qui arrivent me réjouissent d’avance ! Elles seront, je l’espère, le berceau de nouveaux objectifs, de nouveaux rythmes, et de nouvelles organisations ! Je pense vraiment que ce petit break me fera beaucoup de bien et qu’il me permettra aussi de me concentrer sur mes autres projets en cours, qui n’ont rien à voir avec le blog.

Pour ce qui est du eShop, il n’y a rien à signaler : tout continuera de tourner normalement. De toute manière, je reste présente : si vous avez la moindre question, n’hésitez pas !

Voilà pour mon petit message de fin de semaine. Tout va pour le mieux, il n’y a pas de souci à se faire ; je serai bien au chaud, en famille, bien occupée, mais je vais trouver le temps de me reposer… J’espère que je vais un peu vous manquer tout de même… Mais je ne pars pas, je vous donne juste rendez-vous début mai pour continuer cette aventure blogging avec un nouvel élan !

EM.

J’en profite pour souhaiter la bienvenue aux nouvelles qui arrivent malheureusement pile au moment de la petite pause du blog… Merci d’être là et bienvenue à vous.

Le blog ne compte pas moins de 138 articles à lire ou à relire. N’hésitez pas à faire un petit tour. Faites comme chez vous.

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Les bancs de pierre avaient un cœur

unbrindemaman © EM – Les bancs de pierre avaient un cœur.

Se balader en famille à la rencontre de ce coin de paradis a illuminé ma journée. Une vue à couper le souffle. Une nature verdoyante et accueillante. Une petite aire de jeu. Le bruit des ballons qui tapent le sol, et les éclats de rires qui résonnent avec. Une lumière rasante… et puis, ce banc.

Le banc, c’est LE mobilier urbain par excellence, celui qui m’a permis de tenir le coup lorsque j’étais enceinte, mais aussi celui qui m’a beaucoup manqué lorsque les douleurs étaient harassantes et que je ne n’en pouvais plus d’avancer.

Citoyenne en détresse, ce simple dispositif avait alors plus d’humanité à mes yeux que bon nombres de jeunes gens qui préféraient filer en flèche et regarder leur pieds plutôt que de me tendre la main.

Aujourd’hui encore, à chaque fois que j’aperçois un banc, j’ai une foule de souvenirs qui se présentent à moi. Je me souviens des douleurs, et puis du réconfort que chacun des bancs que j’ai essayés a pu me procurer, et j’en suis reconnaissante. Les urbanistes qui les agencent pour nous le savent, les bancs font partie de ces détails du paysage visuel que nous ne remarquons que lorsque nous en avons besoin. Ils sont gratuits, généreux, généralement libres ; ils se font discrets, sont souvent malmenés mais restent toujours « serviables ».

Oui, les bancs sont un peu les bons amis muets de nos balades, mais aujourd’hui, et de plus en plus, ils se métamorphosent et en disent beaucoup sur notre société. Nous les pensions incapables d’exprimer un mécontentement, pourtant les voilà qui semblent se débattre. Oubliez la pierre douce et lisse qui les composait ! Oubliez encore les tendres fibres de bois qui supportait nos poids ! Les enfants de nos gentils compagnons de route ont hérité de bien moins nobles matériaux.  Les nouvelles générations sont aussi gris et froid que le message qu’ils renvoient. Ils ont rapetissé au soleil. Il leur pousse des bras, et certains se voient même amputés d’une part de leur identité : leur assise (lorsque qu’elle n’est pas inclinée). Ces bancs du futur, nous les voyons fleurir de plus en plus. Certains extrémistes, quasiment inutilisables, nous narguent et portent des noms barbare : appui ischiatique… ou banc assis-debout pour les âmes sensibles. Les nouveaux accoudoirs intermédiaires, qui nous séparent les uns des autres (sur ces mobiliers qui offraient pourtant la promesse de toutes les rencontres) sont le symptôme le plus évident que laissent transparaître ces bancs modernes.

Les bancs, qui ressemblaient à un cadeau particulièrement doux et attentionné, sont tombés malades, mais pour tout dire, c’est en fait seulement dans la tête de ceux qui les commandent que le débat a lieu. Cette maladie, qui a atteint quelques cerveaux antipathiques, est née d’un rejet et d’une crainte bien spécifique : celle que les sans domicile fixe (SDF) puissent se complaire et rester vissés à ces objets. Malheur donc, si des SDF pouvaient trouver satisfaction, confort ou sympathie à l’égard de ce mobilier urbain. L’objectif premier de ce mobilier n’était-il pourtant pas de procurer du repos, du réconfort et un support aux citoyens en détresse ?

Cette métamorphose qui s’est emparée des bancs de nos villes est symptomatique d’une société qui va mal. À l’heure où des hommes qui n’ont plus de toit, cherchent à tout prix le moyen de dormir ailleurs qu’à même le sol, d’autres sont payés pour trouver les moyens les plus efficaces de les en empêcher.

C’est une guerre unilatérale qui ébranle tout sur son passage. D’un côté, il y a des commerciaux avides d’argent, des politiciens qui ne s’intéressent qu’au résultat, des sociologues qui étudient les lieux et les comportements, des designers qui élaborent de nouveaux monstres, des philosophes et des journalistes qui se taisent ou qui ne crient pas assez fort, des urbanistes qui composent avec ce qu’on leur soumet et puis des exécutants qui n’ont pas leur mot à dire… De l’autre, il y a les nuisibles qu’il faut faire disparaître du paysage visuel pour tenter d’éradiquer l’idée même que le sytème puisse avoir des failles.

Le banc en bois que nous avons croisé cet après-midi avait quelque chose de rare, de précieux et d’irréel. Vous le voyez au travers de ma photo, le cadre est bucolique oui, mais plus encore, le banc est chaleureux, il est large et sa surface est plane. Ce genre de banc généreux et simple date d’un temps ou les hommes n’avaient pas d’intentions, sinon celles de mettre à disposition de leur concitoyens des moyens de se reposer.

Aujourd’hui, plusieurs corps de métiers, privés ou publics, s’organisent, se rencontrent et échangent donc pour s’assurer ensemble qu’une poignée d’hommes sans toit ne puissent pas profiter d’un semblant de lit.

Mais, si laisser des hommes dormir sur des bancs est un problème pour le paysage urbain d’une ville, n’est-il pas plus alarmant encore de voir certains déployer de l’énergie et de l’argent pour entraver le repos plus ou moins réparateur d’hommes qui n’ont rien, et qui sont, en règle générale, aussi visibles que du mobilier urbain ?

Autrefois, les hommes avaient un cœur, ils construisaient des bancs de pierre ou de bois, puis ils tendaient le bras, aussi. Aujourd’hui, le mobilier urbain est pensé pour chasser plutôt que pour contenter, et lorsque les bancs de pierre se sont mis à faire battre des coeurs, les hommes sans cœur les ont détruits.

Non seulement il y a quelque chose de malsain dans la démarche qui vise à faire oublier une lacune évidente d’un sytème qui laisse des personnes en marge de la société, mais en plus il y a un deuxième échec qui est que ce qui interpelait à peine (à tort) est désormais exacerbé, sans pour autant bouleverser les cœurs.

Les sans-abri n’ont d’autres choix que de rester, alors ils sont finalement là, allongés sur des bancs froids, étroits et cisaillés par des accoudoirs intermédiaires, sous nos regards démunis. Aujourd’hui, nos regards sont démunis au même titre que ceux des générations qui nous ont précédés, puis ces situations se sont normalisées. Voilà le grand danger : chaque jour est porteur d’une situation qui s’aggrave et chaque jour est porteur d’une situation qui se normalise, allant jusqu’à faire de notre paysage visuel un ramassis de misères auxquels nous devenons insensibles. Nos coeurs se durcissent et nos yeux se referment un peu chaque jour, parce que la misère n’est pas belle à regarder et que nos petites voix ne portent pas plus loin que le premier rouage d’un sytème qui nous dépasse.

Mais heureusement, il y a quelques choses qui redonnent de l’humanité à cette mascarade… Et figurez-vous que ces concepts sont même contenus dans la devise de la république française ! Ainsi, même si les bancs d’acier font plus de mal que de bien, nous continuons d’être des usagers libres de nos faits et gestes. Nous sommes moins bien installés et ce, que nous soyons sans domicile fixe, personne âgée ou femme enceinte…  Liberté, égalité…

Image libre de droit – Cette image est étonnante et dégradante, mais elle a le mérite de mettre le doigt sur une injustice… et elle n’illustre pourtant pas encore le dixième des situations rocambolesques que j’ai pu voir à Paris notamment. (ici, le banc est encore plutôt assez doux).  

… à la différence que les sans domicile fixe n’ont justement pas de domicile… La fraternité manque à l’appel.

EM.

Ces remarques, je ne suis pas la première à les faire et j’espère ne pas être la dernière à les faire tant qu’il y aura des injustices à dénoncer. Je n’ai pas de solution pour laisser les bancs propres s’ils étaient pris d’assaut par des gens dans le besoin. Il ne devrait simplement pas y avoir de gens dans un besoin tel qu’ils puissent avoir besoin de passer leurs nuits sur des bancs publics… Je sais qu’il y a un monde entre mes utopies et la réalité, mais je voulais tout de même écrire cet article pour livrer mon ressenti vis-à-vis de cette piètre évolution qui n’est finalement agréable pour personne. Heureusement, il reste encore beaucoup de beaux bancs dans notre pays, j’espère pour longtemps.

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Mince de mince… Vous avez dit parents ?

 

Heu… Vous m’aidez à choisir ?

Egalité ? Tu parles…

Et pourquoi ne pas simplement laisser les gens écrire ce qu’ils ont envie ? Mère, père, tuteur, parent adoptif, femme, homme, LGBTQQIP2SAA WXYZ… ?

Si le père se met en première position, on l’accusera de machisme.
S’il est en deuxième position, on pensera de lui qu’il n’a pas rempli le formulaire lui-même, qu’il s’occupe moins de son enfant ou qu’il l’aime moins.
Si la mère se met en première position, on l’accusera de féminisme extrémiste.
Si elle se retrouve en deuxième position, elle sera la femme soumise par excellence…

Et puis si les parents alternent d’un formulaire à l’autre, je n’ose même pas imaginer ce que l’on pourrait penser d’eux.

Bref, j’avais dit à mon époux que je ne ferais pas d’article dédié à ce sujet polémique… mais honnêtement, ça me brûlait les doigts.

Je ne suis pas un numéro. Je suis la mère de mes enfants, point barre.

EM.

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La valeur de l’art

unbrindemaman © EM – La valeur de l’art.

Il y a quelques temps, j’ai commencé cette toile. Il reste encore énormément de travail ! Je dois encore modeler les couleurs, réchauffer le teint, intensifier le tout et retravailler l’expression du regard et aussi la bouche… Il reste une masse phénoménale de travail et à chaque fois que je dépose à nouveau le pinceau sur le tableau, j’ai peur de tout embrouiller et de gâcher le travail déjà accompli, alors je prends des photos régulièrement pour garder une trace des différentes étapes que nous traversons lui et moi. Ce tableau, je ne sais pas encore s’il sera réussi. Je ne sais pas encore si je vous en reparlerai. Je ne sais pas encore s’il ira dans la boutique ou non. Je sais encore moins à quel prix il pourrait partir si je l’y déposais. Mais la vraie question que je dois me poser, c’est « combien un tel travail peut-il valoir ? »

J’ose espérer que vous avez reconnu la reproduction de la jeune fille à la perle de Vermeer… J’aime particulièrement ce portrait et je prends beaucoup de plaisir à le fournir petit à petit. Je vous montre d’ailleurs les évolutions de temps à autre en story Instagram.

Il y a quelques jours, alors que ma toile comptait déjà quelques heures de travail, je suis tombée sur un excellent article d’une illustratrice talentueuse. Elle y explique notamment pourquoi les illustrateurs ne devraient pas avoir à modifier leurs prix en fonction de la durée de leur enracinement dans le métier. J’ai trouvé ses explications vraiment très pertinentes pour les jeunes illustrateurs.

Suite à la lecture de cet article, je vous avais fait une petite storie sur Instagram pour ajouter ma pierre à l’édifice et rappeler qu’il y a aussi une grande différence entre les termes « autodidacte » et « amateur ». L’amateur d’art, qui en pratique lui-même, peut être très doué sans même avoir mis les pieds en école d’art. Il peut donc être autodidacte et amateur d’art, mais sa pratique n’est pas pour autant amateur.

Je connais d’ailleurs beaucoup d’illustratrices qui n’ont jamais mis les pieds en école d’art et qui ont pourtant beaucoup de talent…

Pour ma part, vous êtes nombreuses à me demander en privé comment j’ai appris à dessiner et si je sors d’une école d’art. Je profite donc de ce billet pour répondre à toutes ces petites interrogations : j’ai toujours aimé dessiner et je pratique le « griffonnage » depuis que je sais tenir un crayon. Je n’ai donc jamais cessé de dessiner… surtout des portraits ! J’aime utiliser plusieurs médiums (cf. la catégorie dessin du blog et les articles du challenge des créateurs qui s’y trouve pour avoir un aperçu) et depuis peu, je m’essaye à la couleur avec l’acrylique pour un rendu plus « consistant » que ce que permet l’aquarelle.

Dans mon parcours, j’ai aussi traversé mes cinq chères années en école d’architecture durant lesquelles j’ai (aussi) reçu quelques cours d’art plastique. Ces cours m’ont permis de renforcer ma pratique du dessin d’espace, mais je pense pouvoir dire sans mal que j’étais déjà « autodidacte » avant d’intégrer l’école, dans le sens où j’avais un regard éclairé sur les différentes techniques et méthodes selon les rendus voulus, du moins pour ce qui était des portraits. Le dessin n’est donc pas une pratique que j’ai découvert à l’ENSA, je le pratiquais très régulièrement depuis bien des années et j’adorais déjà cela…

Vous le savez, le dessin, c’est aussi la pierre angulaire du eShop. Tout ce que j’y propose est fondé sur une base de dessin qui m’appartient, que j’ai pris des heures à penser, à dessiner et à mettre en forme.

Et puis finalement, c’est comme tout, il a fallu déposer un prix sur tout ce travail. Je vous avais déjà fait un article au sujet des prix du eShop, mais suite à l’article d’Elodie, j’ai pris conscience que j’avais encore quelque chose sur le cœur et que je n’avais pas tout exprimé.

Ce que je voudrais rajouter, c’est que je regarde mon travail avec beaucoup de modestie. J’ai toujours beaucoup d’appréhension lorsque je débute un dessin ou une toile. Je doute souvent/toujours de mes capacités à réussir le challenge. Je mets une partie de mon cœur et de mon âme dans tout ce que je dessine, mais souvent, j’ai ce fameux « syndrome de l’imposteur » qui s’empare de moi lorsque le rendu est sympathique, qui m’amène à penser que tout cela n’est que le fruit d’un heureux concours de circonstances qui a fait de moi une petite chanceuse à un moment donné…

Finalement, j’y mets un temps fou, je reçois des tonnes de bonnes ondes, des remarques positives, des félicitations et des encouragements pour continuer encore… mais parfois aussi, il faut le dire, il m’arrive de recevoir des remarques un peu tristes au sujet des prix auxquels je laisse partir ces petits bouts d’âme.

Ce qui m’attriste, ce n’est pas que quelqu’un fasse une remarque sur le prix en soi, car quelqu’un qui ne connaît pas les prix du marché peut vite se faire surprendre et je le conçois très bien ! Le plus triste pour moi, c’est la dévalorisation d’un travail qui n’est peut-être pas apprécié par un regard particulier, mais qui pourrait bien en intéresser un autre (alors même que la bourse de ce dernier ne suit pas).

Picasso, Portrait de Dora Maar (huile sur toile, 1937).

En clair, un client pourrait trouver le travail de Picasso affreusement laid, et pourtant… eh bien pourtant, la cote d’une toile de Picasso ne se privera pas pour autant de narguer la bourse du spectateur (qui n’y connaît peut-être rien en art d’ailleurs).

Attention ! Warning! Loin de moi l’idée de me comparer à Picasso ! Ce dont je suis en train de parler, c’est de sensibilité, d’histoire et aussi de notoriété, tout simplement.

Vous savez quoi ? En ce moment, je traîne dans des galeries d’art. Pour être tenu au courant de ce qui se fait, mais aussi pour comprendre ce qui fait que Picasso est Picasso. Vous savez de quoi je parle, n’est-ce pas ? Je vous parle du fameux syndrome Victor Hugo que je vous avais décrit dans un article. Le syndrome Victor Hugo, c’est peut-être ce qui explique qu’Eric Cantona a pu se permettre de publier son « carnet » aux éditions flammarion. Rien que ça…

Aperçu d’une double page du livre « Mon carnet », signé Eric Cantona.

Il faut bien se rendre à l’évidence : la valeur d’une chose ne tient pas seulement en la matière constituante de cette chose, mais elle tient davantage en l’histoire et en l’âme que véhicule cette chose.

Si demain, moi EM, je bouleversais l’histoire, mes petite toiles se vendraient à prix fort, même si elles ne valaient rien esthétiquement ou artistiquement parlant. Mais la personne que je suis et toute l’aura qui m’entourent donneraient un prestige à ces deux lettres. Mes initiales suffiraient alors à rendre un bout de papier inestimable. Ridicule, n’est-ce pas ?

Eh bien, cette « idolatrisation » des bouts d’âmes ne m’intéresse pas. Moi, ce que j’aime, c’est l’art, le vrai. Qu’il soit proposé par le fermier du bout de la rue qui pratique son art en autodidacte, ou par Jean Monet lui-même, si le rendu ne me plaît pas et que le tableau ne me procure pas d’émotion, alors il ne vaudra pas ce que le marché veut bien lui donner, à mes yeux. Mais quoi qu’il en soit, cela ne me donnera pas pour autant le droit de dénigrer le travail de l’artiste. Ce n’est pas parce que je n’aime pas quelque chose, que cette chose ne vaut rien.

Tous les artistes sont en quelque sorte amateurs d’art. Qu’ils aient été autodidactes ou non, ils ont tous commencé par pratiquer leur art en amateur avant de maîtriser leurs styles. Certains sont appréciés du grand public, d’autres sont décriés. Certains ne sont plus de ce monde et la moindre trace de leur production (réussie ou non) vaut une fortune. D’autres sont laissés aux oubliettes alors qu’ils ont pu produire de véritables chefs-d’œuvre…

Pour prétendre faire de l’art, il faut parvenir à communiquer et transmettre quelque chose, une émotion, un message, une histoire… Il faut réussir à faire réfléchir ou vibrer l’auditoire. Généralement, l’artiste utilise ses tripes et généralement encore, il y passe des heures (en amont pour réfléchir à la composition ; à la technique et aux médiums et/ou durant la réalisation de l’œuvre).

Pour être considéré dans ce milieu, il faut aussi entrer dans les cercles, savoir communiquer, être très audacieux (et avoir un minimum de talent…).

Moi, je dois être un peu démodée puisque le style plutôt classique, figé, bien rangé et calme de mes propositions n’est pas extrêmement prisé par le grand public de nos jours. Même si ce que je propose est apprécié, ce n’est pas vraiment un style « à la mode » que tout le monde voudrait accrocher dans son salon. Mais je préfère passer des heures à faire ce que j’aime plutôt que de forcer ma plume à dessiner des palmiers toute la journée parce que c’est ce qui se vend bien en ce moment…

Didon construisant Carthage
(la naissance de l’Empire Carthaginois)
1815 National Gallery, Londres, par Joseph Mallord William Turner.

Personnellement, je suis très touchée par les œuvres de William Turner. Elles me font voyager et elles me bouleversent bien plus que celles de Chanoir par exemple.

Cette œuvre de Chanoir intitulé Catchacha est estimée à 1700 €.

Comme quoi, l’art est quelque chose de vraiment très subjectif. C’est un métier difficile et très mal considéré.

Pour ce qui est des prix de la boutique en ligne, ils sont peut-être un peu chers aux yeux de certaines mais ce sont pourtant bien les prix du marché. De nos jours, la grande majeure partie des tableaux sont des impressions qui existent en milliers de tirage. Vous pourrez les trouver en Chine, en Espagne, jusque dans les chaumières de France…

Moi, je fais le choix de proposer des productions faites à la main. Elles sont uniques et même si j’accepte les négociations, je reste convaincue que casser les prix serait une dévaluation du travail, et cela n’aiderait d’ailleurs ni les autres artistes, ni l’auteur lui même… (=moi, dans mon cas…).

Bon, arrivée à ce stade de l’article, j’ai gardé les personnes qui me suivent et qui aiment mon travail, mais aussi les curieuses et les ultra critiques qui ont dû lever les yeux au ciel trois ou quatre fois en moins de cinq minutes de lecture. « … Non mais attends, elle a pas fait d’études d’art, elle sait même pas dessiner, enfin j’aime pas quoi… Et puis j’hallucine, elle vend ses petits dessins à prix fort alors qu’elle dessine en amateur, et en plus elle se prend pour une artiste… Non mais allo quoi… »

Bon les filles, je vous le dis directement, il faut arrêter de me suivre si vous ne supportez pas le moindre de mes faits et gestes. Moi je respecte mon travail, je crois en ce que je propose. Je sais que j’ai des compétences et même si je doute de mes capacités parfois, je reste aussi consciente que le temps, c’est de l’argent. Je le répète encore, en plus, cet argent-là particulièrement (de la boutique) ne retombe même pas dans mes caisses personnelles, mais bien dans les caisses de l’association (ce qui ne m’empêche pas de vendre d’autres toiles, par d’autre biais, à d’autres fins. Celles ci n’ont alors rien à faire dans la boutique).

Mais qu’importe, même si je regarde mon travail avec critique et modestie, je reste ambitieuse, parce que je sais que le travail finit toujours par payer. Je ne sais pas si je peux dire que je suis artiste. Je n’en sais rien. Je n’ai pas la prétention de me dire artiste. Je suis architecte et j’aime l’art, j’en pratique moi-même, tout simplement. Si cela plaît, tant mieux, sinon tant pis. Et si cela plaît et que les âmes qui sont sensibles à ce que je propose ont la volonté et la possibilité d’aller jusqu’à s’offrir ou offrir mes toiles, alors c’est le top pour moi. D’abord parce que cela me fait terriblement plaisir de me dire que ce que je fais termine sur les murs des gens, mais aussi parce que cela permettrait à mes projets d’avancer.

Je n’ai pas la notoriété d’Eric Cantona, de M. Chat ou de Chanoir… mais je n’aime pas moins l’art qu’eux. Pourtant eux, ils ont indéniablement un grade d’artiste aux yeux de la société. Alors, est-ce que la société voudra un jour faire de moi une artiste légitime ? Sera-ce le prix de ma notoriété ? De mes connaissances ? Ou de mon travail ? Quoi qu’il en soit, je m’en fiche un peu, tout ceci n’est qu’un détail. Moi je m’amuse et je continue sur mon chemin.

Etape de reproduction de la jeune fille à la perle de Vermeer par mes soins.

Cet article, je l’écris pour dire que j’aime ce que je fait, que je respecte mon propre travail et que je n’ai aucune prétention vis-à-vis de ma position dans le vaste milieu artistique. Je l’écris aussi pour rappeler aux regards insatisfaits, moqueurs ou désapprobateurs, que l’art est subjectif et que j’ai bien le droit de mettre en vente mon travail au même titre que n’importe qui d’autre, à un prix correct et honnête.

Je crois que le monde ferme les yeux sur la mondialisation et toute les attentes et incompréhensions que cela entraîne à de plus petites échelles (en terme de prix ; je pense aux stylistes, aux créatrices, aux artistes,etc.). Mais pour traiter cette question qui est directement liée au sujet du jour, un article entier serait nécessaire…

EM.

J’espère que cet article vous aura intéressées. Si une toile vous intéresse, n’hésitez pas à venir négocier le prix avec moi en privé si cela vous semble trop élevé. Je ne mords pas ! (Je peux retirer le cadre, être indulgente et compréhensive suivant vos histoires, vos remarques et vos arguments.) Mais de grâce, n’allez tout de même pas imaginer que je peux laisser partir 4, 8, ou 30 heures de travail pour 5 euros… Un peu de bon sens.

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#RDVdesmots – Un point jaune en soleil

unbrindemaman © EM – Un point jaune en soleil

« Certains peintres transforment le soleil en un point jaune ; d’autres transforment un point jaune en soleil »

Pablo Picasso

Il fait beau, il fait bon, un peu froid encore mais le soleil a enfin pointé le bout de son nez. Les oiseaux chantent, le ciel est bleu et les cris joyeux des enfants traversent les murs et résonnent depuis les cours de récréation jusqu’au cœur des chaumières et de leurs habitants. Il est venu le temps des lumières rasantes, des joues glacées et des petits nez qui se réchauffent. Il est venu le temps de chasser tout le gris et l’ennui… Il est venu ce temps des jeux avec la poussière volatile qui se cachait dans les rayons de lumière. Il est venu le temps des jours heureux.

J’espère que vous avez passé une merveilleuse journée ! Quelle que soit votre réponse, je vous souhaite d’en passer de plus belles encore, jour après jour, tout en espérant que le soleil continue de nous accompagner.

EM.

J’espère que ma très courte proposition vous aura tout de même plu. N’hésitez pas à me donner votre avis en commentaire. (Ou à participer en proposant une interprétation pour les plus audacieuses.)

Pour retrouver la banque de citations déjà traitées, accompagnée des règles du jeu du #RDVdesmots, c’est par ici

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Il est où le bonheur ? (Résultats concours !)

unbrindemaman © EM – Il est où le bonheur ? ( + Résultats concours !)

Bonjour… bonsoir ! Pfiou, je suis en retard !

Aujourd’hui, j’ai clôturé le concours pour les 1 an du blog à 20 h comme prévu, puis j’ai été très prise ! #TmtcSiTesMaman.

20 h, ce n’était peut-être pas le meilleur horaire pour pouvoir prendre le temps d’effectuer le tirage au sort et d’y ajouter un petit mot afin de vous transmettre le nom de la gagnante du tote-bag…

Cette semaine a une fois de plus filé à une vitesse folle, à tel point que je n’ai pas trouvé le temps de vous écrire de rendez-vous des mots, ni quelque autre billet que ce soit. J’avais pourtant plusieurs articles en tête… Je voulais notamment vous parler de bonheur.

Cette semaine, ce n’était pas la grande forme pour moi. Un peu de déprime, de la fatigue, une baisse de moral et une petite tristesse un peu inexplicable. Peut-être était-ce dû au mauvais temps ? Ou bien plus simplement au fait que ma maman me manquait un peu, sauf que pendant que j’avais viscéralement envie de l’étreindre, elle se trouvait à plusieurs kilomètres de moi… Eh oui, j’ai un  scoop ! Même dans leur famille avec mari, enfants formidables et tout l’amour du monde, les mamans ont toujours elles-mêmes besoin de leur maman parfois… La vie est ainsi faite.

Puis j’ai lancé le concours pour fêter la première année de blog et vous avez été formidables. Vos mots et vos nombreux partages m’ont réchauffé le cœur. Vous avez été très nombreuses à participer sur différents réseaux, 35 brindilles au total. Grâce à vos partages, j’ai rencontré beaucoup de nouvelles personnes, dont une auteure formidable et une artiste pleine de talent… Toutes ces nouvelles rencontres m’ont redonné le sourire et m’ont inspiré de nouvelles choses.

J’aspire à encore beaucoup de créations, de partages, d’écriture et d’art pour cette nouvelle année de blogging ! Merci à vous toutes.

Pour finir cette semaine en beauté, je voulais rapidement compenser le manque de rendez-vous des mots avec une très belle citation sur le thème du bonheur, que j’ai vu passer sur le compte Instagram de Lespiapiasdeséverine :

« Le bonheur, c’est tout petit.
Si petit que, parfois, on ne le voit pas.
Alors on le cherche, on le cherche partout.
Il est là dans l’arbre qui chante dans le vent.
Dans le regard de l’enfant.
Le pain que l’on rompt et que l’on partage.
La main que l’on tend.

Le bonheur, c’est tout petit.
Si petit, parfois, qu’on ne le voit pas.
Il ne se cache pas, c’est là son secret.
Il est là, tout près de nous, et parfois en nous.
Le bonheur, c’est tout petit.
Petit comme nos yeux pleins de lumière.
Et comme nos cœurs pleins d’amour ! »

Cet extrait est attribué à Mère Teresa, mais je me demande s’il n’y aurait pas une base d’inspiration assumée, tirée d’un poème de Maurice Carême.

Alors il est où le bonheur ? Dans le moment présent, dans des choses simples… Alors étreignons nos enfants comme nous aurions envie de le faire s’ils étaient aussi loin que nos parents, regardons les vivre et grandir sous nos yeux… Finalement, il est là le bonheur, un peu partout, tout autour de nous. Il faut juste être assez conscient pour le voir et y goûter pleinement.

J’ose d’ailleurs espérer que le bonheur peut aussi se cacher dans un tote-bag… J’espère du moins que c’est ce que ressentira la gagnante en le recevant chez elle…

J’ai donc le bonheur d’offrir le tote-bag à la gagnante du concours qui est :

Colette Morel

Mon tableau Excel a parlé ! Félicitations à elle ! Et je le répète encore, merci à vous toutes de m’avoir apporté du bonheur en cette semaine grise et un peu difficile.

Merci à toutes et à très vite !

PS : Pour les intéressées, le tote-bag en question est toujours disponible en vente dans le eShop (et il y a plein d’autres merveilles à aller découvrir…).

EM.

Bisous, et à très vite !

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Concours – Fêtons les 1 an du blog !

unbrindemaman © EM – Un brin de maman a 1 an !

Comme cela m’a très gentiment été demandé sur Instagram, j’ouvre un petit concours pour fêter les 1 an du blog. Pour cette occasion, j’ai choisi le tote-bag qui est disponible en vente sur le eShop avec notre poulette emblématique.

Ce tote-bag a le label OekoTex® qui est le premier label qui garantit les qualités humano-écologiques des textiles.

Pensez à la planète et dites adieu aux sacs plastiques !

Pour fêter cette première année de blogging qui s’est très bien déroulée, j’ai le plaisir d’offrir ce joli sac en tissu à la chanceuse qui sera tirée au sort ce dimanche 10 février, suite à la fermeture du concours ce même dimanche à 20 h (les résultats seront annoncés dans les minutes qui suivent).

Ce concours est ouvert à la France métropolitaine et à la Belgique.

Pour m’indiquer votre volonté de participer, il vous suffit de laisser un commentaire ici sur le blog, ou bien sur Instagram, ou encore sur Twitter, ou même directement sur Facebook…

Si vous partagez ce concours sur vos réseaux (en republiant l’info ou en mentionnant quelqu’un), cela aura l’avantage de faire découvrir le blog et la boutique à un plus grand nombre de personnes. Pour cette raison, je vous serais très reconnaissante, tout simplement.

Merci encore à vous toutes pour cette super année !

A vos claviers ! 🙂

EM.

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Un an plus tard… un brin de maman est toujours là !

unbrindemaman © EM – Un an plus tard… un brin de maman est toujours là !

Un an de blogging ça se fête, non ?

Aujourd’hui, j’ai voulu vous écrire un article tout court pour souffler ensemble cette première bougie. Notre blog a tenu la route 1 an ! Et je lui souhaite de tenir encore un moment.

Au travers de ce blog, nous avons déjà développé ensemble vingt-trois #RDVdesmots ! En un an, un brin de maman ne compte pas moins de 130 articles à son actif. Grâce à nos nombreux rendez-vous par semaine, nous avons échangé 2037 commentaires ! C’est probablement ce qui fait ma plus grande fierté : la qualité des commentaires du blog. Je pense aussi aux liens très forts que nous avons tissés ensemble. Il y a peut-être plus de 2000 commentaires ici, directement sur le blog, mais il y a aussi eu énormément d’échanges en privé et ça, c’est à la fois touchant et très riche pour moi.

Parlons statistiques, pour garder une trace de l’évolution du blog à travers le temps…

J’ai deux systèmes de recensements indépendants : l’un m’indique que le blog a connu plus de 13300 vues depuis ses débuts, tandis que l’autre m’indique plus de 19500 vues !

Pas très précis… Nous dirons donc que le blog a connu environ 15000 vues en 12 mois. Cela me réjouit beaucoup, mais ce qui me réjouit encore plus, c’est l’éventail d’articles différents qui est passé en revue chaque jour.

Pour ce qui est de la boutique, elle n’a que quatre mois et elle compte déjà quelques ventes, assez peu, c’est vrai… Le eShop, c’est aussi 1145 vues et beaucoup d’encouragements… Bon, soyons honnête, c’est un projet qui a été très attendu, qui a attisé beaucoup de curiosités, mais qui a finalement profité d’assez peu de partages. J’allais dire que l’engouement du début avait dû avoir le temps de retomber le temps que je termine de tout ficeler, mais finalement je ne suis pas certaines que le moindre bouche-à-oreille ne se soit même profilé. Mais je reste positive, parce que c’est un projet qui me tient à cœur et que je mène avec mon cœur. Il continue d’attirer les regards de part et d’autres, quelques petites ventes ont tout de même lieu de temps à autres, et cela a le mérite de mettre mon travail en lumière, alors merci à toutes celles qui soutiennent ce projet de quelque manière que ce soit. Ce qui est certain, c’est que le eShop a toute sa place en parallèle du blog, il se développe petit à petit et attend toujours de surprendre de nouvelles arrivantes. Je ne me mets pas de pression à ce sujet et je continue ma petite route avec plaisir et passion, comme toujours.

Je voudrais terminer ce « petit » article avec des remerciements. D’abord, merci à ma famille et mon entourage proche qui me lit régulièrement, qui me soutient avec plaisir et qui me donne des avis constructifs sur tout ce que je partage « au grand public ».

Ensuite, je voudrais remercier chaleureusement toutes les fidèles brindilles qui me lisent et qui échangent régulièrement avec moi. Mille mercis, car ce sont nos échanges réguliers et la qualité de ces derniers qui me poussent à écrire encore et encore. (Applaudissements et larmichette.)

Enfin, j’aimerais adresser un merci particulier. Merci à toi, lectrice de l’ombre, toi qui es tombée par hasard sur mon blog. Merci à toi, qui commence par lire un article et qui termine par passer en revue cinq ou dix rendez-vous des mots dans la foulée, par plaisir, simplement parce que tu te plais bien ici. Merci beaucoup, même si tu ne laisses pas de commentaire. Merci à toi et bienvenue, tu es ici chez toi. Installe-toi, n’hésite pas à t’abonner pour ne pas perdre le chemin qui mène à cet espace libre et riche en échanges et réflexions.

Alors une bougie de soufflée… qu’est ce que ça me fait ? Pfiou ! Il en a pris de la place dans mon quotidien, ce blog ! Et je l’aime !

Fêter une belle première année, c’est toujours très émouvant…

Avant de commencer à bloguer, j’avais lu un jour que la première bougie d’un blog était déterminante pour sa postérité. Eh bien, voyons voir ce que l’avenir nous réserve… En tout cas, une année est passée et je suis toujours là.

Merci à vous toutes. 🙂

EM.

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Tarte aux citrons

unbrindemaman © EM – Tarte aux citrons.

Bonjour à toutes, j’espère que vous avez passé un bon et beau dimanche. Ici, c’était un dimanche tout simple, au chaud, en famille, bien emmitouflée parce que la neige nous a fait la surprise de revenir de plus belle !

Il y a quelques jours, le soleil était pourtant bien là, et il m’avait d’ailleurs permis de prendre une photo en accord avec le sujet de l’article du jour : la recette d’une délicieuse tarte aux citrons toute simple.

La photo le démontre bien, je ne suis pas pâtissière professionnelle. Je fais mes petits desserts pour le plaisir… Ceci dit, même si ma tarte n’est pas très belle, je vous assure qu’elle est délicieuse !

C’est parti pour la recette en deux temps :

Pour la pâte sablée express (que je vous ai déjà présentée mais que je remets ici) :

  • Préchauffez votre four à 180°C.
  • Mélangez 70 g de beurre mou + 1 jaune d’œuf + 50 g de sucre + 125 g de farine.
  • Vous obtenez une pâte que vous finissez par mettre en boule à la main.
  • Dans un plat à tarte recouvert de papier sulfurisé, étalez votre pâte (en ajoutant un petit peu de farine si cette étape est difficile).
  • Direction le four jusqu’au « brunissage » de la pâte (environ 15/20 minutes avec mon four sous surveillance. Je précise que je ne pique pas ma pâte et qu’elle ne repose pas avant cuisson).
  • Votre pâte sablée express est prête à l’emploi ! Laissez-la refroidir.

Pour la garniture :

  • Dans un saladier, mélangez bien 3 œufs entiers + 120 g de sucre en poudre + 10 g de maïzena.
  • Dans une casserole, pressez le jus de 3 gros citrons et faites-le chauffer.
  • Une fois le jus de citron chaud prêt, incorporez-le au mélange qui se trouve dans le saladier.
  • Mélangez bien.
  • Remettez le tout dans votre casserole et laissez chauffer à feu moyen tout en fouettant votre mélange très régulièrement.
  • Lorsque votre garniture s’épaissit, vous pouvez la retirer du feu.
  • Ajoutez-y 80 g de beurre doux (que vous aurez préalablement laissé à température ambiante) coupé en morceaux.
  • Fouettez bien pour laisser le temps aux morceaux de beurre de fondre et de s’incorporer à la crème au citron.
  • Versez votre garniture sur votre pâte sablée. (Lissez bien.)
  • Laissez votre plat au frigo pendant au moins 2 h avant de déguster froid.

C’est prêt !

Pour ma part, je n’avais pas de cercle à tarte, ni de rouleau sous la main… Alors j’ai simplement utilisé un plat rectangulaire recouvert de papier sulfurisé et j’ai aplati ma pâte à la paume de la main. Vous comprenez peut-être mieux pourquoi ma tarte à cette tête. Mais la forme n’enlève rien au goût ! Si vous aimez le citrons, cette tarte est faite pour vous.

Elle est simple à réaliser et vraiment très bonne. Voilà, j’espère vous avoir apporté un peu de soleil par le biais de cette recette.

EM.

Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel article.

 

 

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#RDVdesmots – Le fond de mon identité

unbrindemaman © EM – #RDVdesmots – Le fond de mon identité.

 

« Le fond de mon identité, c’est l’humanité toute entière. »
Roland Poupon

Saviez-vous que j’avais fait de l’équitation durant deux années consécutives ? Enfin, j’ai surtout monté des poneys, mais aussi un cheval une fois… C’était formidable et c’était il y a une dizaine d’années, avec l’école.

Qui de mes amies proches d’aujourd’hui le sait vraiment ? Et quant à vous, amies virtuelles ? Connaître cette information à mon sujet a-t-il changé quelque chose à la perception que vous aviez de moi ?

Non ? Pourtant, cette expérience fait partie de mon histoire et elle a forcément eu un impact sur moi. Aujourd’hui, passer devant des chevaux, des poneys ou des ânes contraints de tourner autour d’un poteau à longueur de journée pour amuser la galerie les jours de fête foraine, me fend le cœur. Cette image peut me coller à la peau et me mettre mal à l’aise pendant un long moment avant de reprendre mes esprits et retrouver le sourire.

Si je m’arrêtais là, et que je ne faisais passer aucun message supplémentaire concernant le bien-être des animaux, vous pourriez penser que je raconte simplement ma vie. Cela aurait assez peu d’importance au fond, car cette anecdote à mon sujet n’est qu’une petite pièce du puzzle bien plus large qui compose ma personne.

Ce que je veux dire par là, c’est qu’au-delà de toutes les questions de génétique engendrée par les liens du sang qui font notre première identité fondamentale, il existe d’innombrables détails, des histoires, des sensations, des expériences, des échecs et des réussites, qui nous forgent et qui complètent notre identité propre.

Personne d’autre que nous-mêmes les connaît vraiment tous, car nous, nous les avons vécus en vrai, et qu’ils sont dans notre mémoire. Je pourrais donc passer ma vie à vous parler de moi (ce qui n’est pas l’objectif de mon blog) sans que vous ne me connaissiez vraiment.

Le blog a bientôt un an et j’ai le sentiment de vous avoir dit très peu de choses à mon sujet. Pourtant, par la force des choses, vous avez fini par connaître les grandes lignes de mon puzzle.

Vous ne connaissez pas mon nom, ni mon prénom. Il y a bien ma famille, mes sœurs qui me lisent régulièrement, et une bonne amie d’enfance, qui connaissent ces informations… Sinon, ici je suis EM, juste ça. Des initiales qui pensent et qui écrivent, des idées, des réflexions… et qui aiment échanger avec vous.

Vous savez que je suis une femme, que j’ai une vingtaine d’années, que je suis mariée, que j’ai un époux et que nous avons eu des jumeaux. Que nous avons la chance d’avoir notre choupette auprès de nous et que notre fils, lui, nous attend au Paradis.

Vous savez que j’ai la foi, que je suis une personne simple mais réfléchie, qui cherche toujours à faire la différence entre le bien et le mal, pour le bien de tous.

Vous savez que j’aime écrire, que j’aime réfléchir, me remettre en question et débattre. Vous savez que j’aime les travaux manuels et que j’aime dessiner. Vous savez que j’ai beaucoup travaillé pour gagner le droit d’exercer la profession de mes rêves : l’architecture.

Vous savez aussi que j’ai mis ma carrière en pause pour profiter de ces belles années auprès de ma vie, ma fille. M’occuper d’elle, l’accompagner et la voir grandir pour profiter pleinement des rayons de bonheur qu’elle déverse sur nous.

Vous savez, puisque nous avons monté ce projet ensemble, que nous avons pensé une association combinée à une boutique en ligne dans laquelle je vends mes petites peintures et autres créations.

Vous savez que je suis attentive, sensible et à l’écoute, très ouverte d’esprit et que j’aime échanger et débattre sans jugement, sans prétention aucune. Vous savez que la violence m’insupporte, que je déteste l’injustice, l’arrogance, la fermeture d’esprit, la méchanceté. J’aime les personnes honnêtes et gentilles, qui vivent leur vie au calme et qui ne demandent rien de plus que d’être bien dans leur cocon. J’aime recevoir le bonheur et je fais tout pour en donner, avec le sourire, au quotidien.

Et si vous me lisez régulièrement, vous savez des tas d’autres petites choses à mon sujet. Ce sont des petites pièces de mon puzzle que « j’offre » surtout pour appuyer mon propos et soutenir mes idées.

Cette distance, que j’ai volontairement choisie de prendre, est finalement très importante pour moi. Elle me donne une sensation de liberté. Alors que beaucoup de personnes pensent qu’internet est un lieu où ils peuvent décharger leur haine, car ils sont protégés par leur anonymat, mon anonymat à moi, ici, n’a rien à voir. EM reste pleinement en accord avec mes valeurs et la personne que je suis réellement.

Alors pourquoi ne pas montrer mon visage, me direz-vous ? Pourquoi ne pas vous dire mon nom ? (Ces questions m’ont déjà été posées de nombreuses fois…) Facebook lui-même a cherché, un jour, à connaître mon identité pour authentifier mon compte…

Je ne suis pas prête à le faire pour le moment, et pour plusieurs raisons :

J’aurais trop peur de perdre cette liberté d’expression. Peur d’avoir une retenue inconsciente sur les thèmes que je voudrais aborder. Peur des a priori… Je parle ici de l’impact que peuvent avoir les phénomènes d’appartenance naturelle qui nous régissent :

  • « Tu me ressembles, alors je t’aime bien. » (intérêt/complaisance)
  • « Tu ne me ressembles pas, alors je ne t’aime pas. » (dégoût/rejet)
  • « Tu ne me ressembles pas, mais j’aimerais être comme toi.» (envie/comparaison)
  • « Tu ne me ressembles pas, et j’aimerais éviter d’être comme toi. » (curiosité/voyeurisme)

Vous le savez, le blog est loin de ne parler que de maternité… Ce que je voudrais, c’est que mon blog ne soit pas teinté, pour que tout le monde s’y sente bien et que la neutralité permette à chaque individualité de se sentir concernée par les sujets que nous développons ensemble ici. Vous êtes légitimes autant que moi, parce que nous sommes citoyennes du monde et que les sujets que nous traitons ici, nous les connaissons toutes, de prêt ou de loin.

Ici, j’ai le temps d’écrire et de développer mes idées, c’est une chance pour moi d’être lue, et d’être entendue, car c’est quelque chose que nous avons rarement le temps de faire pleinement dans la vraie vie. Finalement, il se pourrait même que vous en sachiez beaucoup plus sur le fond de ma pensée, celle-là même qui forge mon identité profonde, qu’une grande partie des rencontres que j’ai pu faire dans ma vie, qui connaissaient pourtant mon visage et mon nom.

Parfois, je me demande… et si le blog prenais de l’ampleur ? Et si me montrer pouvait donner un coup de pouce à l’association, pour faire connaître mes projets ? Et puis je me ravise. Pour le moment, je reste sur ma lancée et je cultive mon anonymat, parce que ce blog est à vous et moi. Il fonctionne très bien comme cela et mon enveloppe physique n’apporterait rien de plus à la compréhension de ce que mon cœur a à offrir.

Tout ce que vous devez savoir de plus à mon sujet, c’est que le fond de mon identité, c’est l’humanité toute entière, et c’est d’ailleurs ce qui nous rapproche au fond. Avec le temps, je le ressens vraiment, je me suis attachée à chacune d’entre vous, alors merci.

Merci infiniment de me lire et de continuer chaque semaine à échanger avec moi en privé ou en commentaire. Merci, et bienvenue aussi à toutes les nouvelles lectrices qui nous rejoignent un peu chaque jour.

EM.

PS : Rassurez-vous, je ne suis pas un cheval. La photo était juste trop belle et je voulais l’utiliser. ^^

A vous de me décrire les grandes lignes de votre puzzle en commentaire, si le cœur vous en dit,  sans avoir à vous mettre à nu pour autant.

Et dites-moi, par curiosité, suivre un blog tenu anonymement vous dérange-t-il vraiment ?

Pour retrouver les règles du jeu de notre rendez-vous hebdomadaire et lire ou relire les anciens #RDVdesmots, c’est par ici.

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Publié dans #RDVdesmots, Infoblog | 29 commentaires