Détox de fin d’année, mon expérience de monodiète

unbrindemaman © EM – Coup de projecteur sur une partie du rayon pommes d’un supermarché d’à côté de chez moi…

En cette période particulière de l’année… au moment où une majorité d’être humains de cette planète tendent à s’exploser le bide… moi, EM, je prends le contre-pied et je vous parle de monodiète via un récit que j’ai écrit sur plusieurs jours…

Ce témoignage n’aurait pas pu être possible sans le soutien inconditionnel de ma famille, spécifiquement de mon époux et de notre fille, que je remercie énormément… (Il a aussi été rendu possible du fait qu’il n’y avait plus de mayonnaise dans le frigo (et si vous me suivez sur instagram, vous savez à quel point je suis mordue de mayonnaise)).

 MON JOURNAL DE BORD :

Pour être totalement honnête, depuis quelques temps, je ressemble à un bébé de deux ans que l’on aurait laissé sans surveillance dans une épicerie… Ces derniers jours, pour le lancement du e-Shop, les nuits ont été plus courtes et de fait, les petits goûters sur le pouce ont été multipliés par deux (voire trois…).

De nouvelles mauvaises habitudes se sont naturellement glissées dans mon quotidien de maman, avec un peu de fatigue, une pincée de « stress », beaucoup d’excitation liée aux différents projets que nous menons… L’inventaire du crime est vite établie : gâteaux maison en tout genre adaptés à nos envies du moment, tartes, crêpes, cookies, plats à la crème, fromages en tout genre, pain à volonté, chocolat… Aïe, c’est l’estomac qui en pâtit et cet inconfort semble être directement branché à mon moral du moment.

Le caractère exceptionnel de ces dernières semaines m’a apporté un tas d’émotions qui m’ont traversée de plein fouet, ce qui est une bonne chose, mais un léger déséquilibre s’est invité. Autant vous dire que ma première résolution de l’année 2019 est de retrouver une hygiène de vie plus saine, qu’il s’agisse de la fréquence à laquelle je me ravitaille ou en terme de sommeil. Les deux sont évidemment liés, alors aujourd’hui j’ai décidé d’ouvrir une nouvelle catégorie Bien-être sur le blog. Je vais commencer par vous parler de mon expérience de monodiète.

La monodiète ? Quèsaco ?

Il s’agit de manger un seul fruit ou un seul légume pendant trois jours (3 le matin, 3 le midi, 3 le soir… à moduler selon les envies et à volonté en cas de grosse faim). L’eau, le thé vert ou l’eau citronnée sont totalement autorisés et même encouragés. Il faut beaucoup s’hydrater.

Ce qu’il ne faut pas faire

– Il ne faut pas faire de monodiète en cas de problème de santé et il ne faut pas hésiter à demander l’avis de votre médecin qui vous connaît bien.

– Il ne faut pas faire de monodiète en cas de prise de médicaments, car leur effets pourraient se voir démultipliés et vous causer de grave problèmes.

– Il ne faut pas faire de monodiète en cas de grossesse ou d’allaitement pour une raison évidente qui est que l’énergie risque de manquer. Pour le cas de l’allaitement, une alimentation peu variée aura pour effet d’entraver la lactation. Moins d’énergie, moins de lait…

Dans mon cas particulier, je souhaite, pour diverses raisons, mettre un terme à mon allaitement qui est déjà quasiment terminé, alors si la monodiète m’aidait à faire une sortie d’allaitement en douceur, je m’en réjouirais.

– Il vaut mieux éviter de faire du sport ou toute autre activité trop prenante durant le temps de la monodiète. La faire durant les vacances est une bonne option pour éviter d’aller au travail sans énergie.

– Il ne faut pas être seule. Assurez-vous d’être auprès de quelqu’un qui ne fait pas la diète lorsque vous la faites pour avoir un soutien et une aide si vous vous sentez mal.

– Il faut éviter de conduire durant le deuxième et le troisième (voir le premier) jours de diète, pour éviter les accidents.

– La monodiète n’est pas un régime au sens classique du terme. Il ne s’agit pas là d’une histoire de poids sur la balance. Il ne faut pas faire de monodiète pour perdre du poids, car le corps peut se mettre en alerte car il aura perdu plusieurs kilos en trois jours et dans ce cas, les kilos pourraient revenir aussitôt (voire augmenter) pour garder du stock en cas de famine.

– Il ne faut pas faire durer la monodiète au-delà de trois jours pour des raisons de santé.

– Pour reprendre une alimentation « normale » le quatrième jour, il faut reprendre doucement et s’épargner la viande les trois jours suivants, car ses protéines seront mal assimilées avant que le système digestif ne se soit vraiment réveillé.

Une monodiète ? Pourquoi faire ?

J’ai décidé de faire une monodiète pour remettre mon organisme à zéro. Pour chasser les toxines et refaire une mise au point qui permettra à mon estomac et mes intestins d’avoir du répit et surtout, pour qu’ils retrouvent leur taille d’origine. Ainsi, je serais rassasiée de nouveau après un bon repas sans pour autant avoir besoin de grignoter ici et là, 30 minutes à une heure après avoir mangé…

L’objectif est donc de faire une détox et de retrouver mes habitudes saines en remettant mon système digestif à zéro.

Mon bilan avant de commencer

Depuis peu, j’ai le sentiment d’avoir toujours faim même après un repas aux proportions normales.
Pour résoudre ce problème, je grignote plus, en plus de quoi j’ai davantage garni mes assiettes.
Je m’hydrate moins depuis que je mange plus.
J’ai le sentiment d’avoir les intestins enflammés et gonflés.
J’ai le sentiment d’avoir une digestion lente, je me sens lourde et fatiguée.

Mon profil et mon ressenti avant de commencer

Je suis impatiente de commencer. J’ai choisi de faire une monodiète de pommes. J’aime le thé vert et la pomme, alors je ne me fais pas de soucis. Evidemment, je ne me mets aucune pression et je m’accorde la possibilité de m’arrêter à tout moment si je ne me sens pas bien ou que je n’en ai plus envie.

J’ai toujours eu un IMC normal, je n’ai pas de problème de santé. Je pratique d’ailleurs le jeûne régulièrement au cours de l’année, et je le supporte très bien. J’ai un bon mental et mon corps réagit bien, alors je sais que mon profil est compatible avec la monodiète.

Je connais mon corps et je pense que ce « redémarrage » fera beaucoup de bien à mon organisme et à mon esprit car tout comme le jeûne, ce genre d’expérience permet de se retrouver et d’écouter son corps.

Je n’ai jamais fais de régime de ma vie et je sais que la monodiète n’est pas un « régime » au sens commun. Je le prends plutôt comme un défi sur le court terme qui aura une influence sur le long terme. Je suis une grande gourmande et je serais incapable de me restreindre au quotidien. J’attends de cette diète qu’elle m’aide à retrouver mon appétit normal.

Deux jours avant la diète

Pour mener à bien ma monodiète, j’ai compté que vingt pommes devraient faire l’affaire (j’en ai finalement mangé bien moins). Une fois arrivée au supermarché, je me suis dirigée vers le rayon bio avec l’intime conviction de ne prendre que des pommes bio pour ne pas empoisonner mon corps pendant trois jours. Finalement, le prix de quatre petites pommes bio sur-emballées avec du plastique m’a rebuté.

J’ai finalement décidé de prendre plusieurs variétés de pommes différentes pour varier les plaisirs, quitte à devoir éplucher la peau des pommes qui ne sont pas certifiés bio.

Voici ma petite sélection (accompagnée d’une description que j’ai ajoutée après coup) :

– 4 petites pommes bio de type Golden (sucrées à la chair ferme).
– 4 grosses pommes rouges de type Gala (ce sont mes préférées, elles sont délicieuses, à la chair ferme, juteuses, très sucrées et elles ont la peau très fine).
– 4 pommes de type Canada grises (très poudreuses, je ne suis pas vraiment fan).
– 4 pommes jaunes/vertes pâles de type Golden (chair semi-ferme selon les pommes, plutôt sucrées mais qui deviennent acidulées une fois chauffées).
– 4 grosses pommes vertes type Granny Smith (délicieuses pommes, vraiment très juteuses mais difficiles à supporter en monodiète à mon sens, car elles sont très très acidulées. Elles ont aussi une peau très épaisse).
– 3 pommes dont je ne connais pas la variété qui étaient dans le frigo avant de passer au supermarché. (Je pense qu’il s’agit encore de Golden.)

J’ai également pris du thé vert pour en avoir en stock. Mais j’ai aussi pris du sirop d’agave car j’ai tendance à préférer les thés sucrés. Pour éviter d’utiliser du sucre blanc raffiné, j’ai préféré quelques gouttes de sirop au pouvoir sucrant plus puissant et à l’impact bien moins négatif.

unbrindemaman © EM – Ma petite sélection avec les différentes variétés de pommes pour les trois jours à venir…

JOUR 1

9 h 20 – Premier petit déjeuner

Tout va bien, j’ai mangé une pomme bio que j’ai finie par partager avec notre choupette. Un thé vert nature et le tour est joué. Je n’ai plus de sensation de faim et la journée commence bien. Le petit déjeuner de mon mari et de notre fille ne m’a pas plus tenté que cela.

13 h – Premier déjeuner

Eh oui, nous déjeunons à un horaire d’agence ici. J’ai pris une grosse pomme rouge. Miam, qu’elle était bonne, bien sucrée et juteuse. A la suite de quoi, j’ai pris une petite pomme bio qui était nettement moins sucrée, donc elle m’a paru très fade. Je n’en ai mangé qu’une moitié.

J’ai aussi pris un grand thé vert agrémenté d’une petite cuillère de sirop d’agave cette fois-ci… mais difficile de concurrencer avec le goût de la première pomme sucrée, alors je n’en bois que la moitié.

Tout va bien, je suis rassasiée même si le bon poisson que j’ai préparé pour mon mari et ma fille me fait de l’œil.

16 h 30 – Premier goûter

Cette fois-ci, c’est la pomme verte qui passe sous ma dent. Délicieuse dans un premier temps, elle a fini par m’écœurer à cause de son goût acidulé. Je n’en ai mangé qu’une demie que j’ai partagée avec ma fille.

Je trouve la monodiète plutôt facile à vivre pour le moment. Je ressens une gourmandise (mmmiamm, pommes de terres, poisson, tomate…), mais en réalité je n’ai pas faim. Je bois régulièrement de l’eau entre mes « repas », ce qui m’aide aussi beaucoup à garder l’estomac plein aux heures clés. Je suis curieuse de voir comment va évoluer ma faim au cours des deux prochains jours. En tout cas, si tout reste comme aujourd’hui, je dis easy !

Enfin… attendons de voir ce soir…

18 h 30 – Premier dîner

Une grosse faim s’est fait sentir. J’ai de légers maux de tête. J’ai voulu changer un peu; alors j’ai mis des lamelles de pommes au four, mais le résultat ne m’a pas beaucoup plu. Je n’en peux déjà plus de la pomme… Je n’ai quasiment rien mangé. J’ai aussi pris un thé vert agrémenté d’un peu de sirop d’agave, mais après réflexion, je pense pouvoir me passer de ce sirop.

19 h 30

Mon corps me parle et il m’indique avec une barre dans l’estomac que la faim est là.

Je bois de l’eau, la faim finit par passer…

20 h

Je meurs d’envie de manger les poivrons que j’ai préparés ce soir. Je prends conscience que le jeûne n’a rien à voir avec la monodiète. Lorsque je jeûne, je sais qu’un bon souper pourra être englouti le soir venu, alors que la monodiète ne le permet pas. Je me demande si je ne vais pas m’arrêter là. La frustration est très grande !

22 h 20

J’ai tenu bon, mais une faim extrême s’est emparée de moi. J’ai repris goût aux pommes et une pomme rouge y est d’ailleurs passée. Je me sens bien, rassasiée et heureuse d’avoir mangé cette pomme. Je continue la diète !

23 h 30

Au dodo ! Je file rejoindre notre fille qui s’est réveillée et qui a besoin de moi. Je m’endors légère, très légère, et je le ressens !

JOUR 2

8 h – Réveil

Je suis en forme.

8 h 20

Oh rage, oh désespoir…

8 h 30

Je me mets à rêvasser de poulet rôti, de petites patates douces aromatisées, de barbecue, d’œuf poché, de frites, de beurre de cacahuète, de bouillon de légume…

9 h 30

Je réalise que la faim est passée depuis un moment et je suis super contente d’avoir tenu !

10 h 40 – Petit déjeuner tardif

Je prends une petite pomme bio et un thé vert nature.

11 h 20

Je décide de me changer les idées et d’embarquer ma fille avec moi pour aller déblayer le jardin en friche… Je sais qu’il ne vaut mieux pas faire trop d’activités, mais il fait bien trop beau pour rester à l’intérieur et je ne compte pas rester trop longtemps.

13 h

Je dévore une belle pomme rouge. Les pommes n’ont vraiment pas toutes le même goût et celle-ci semble être ma préférée ! En terme de mental, tout va bien, je suis motivée à continuer. Tout est facile…. Pas de maux de tête.

Finalement, je crois que la journée est plus facile à supporter lorsque je m’active. Je pense trier les jouets de ma fille cet après-midi pendant qu’elle fait sa sieste.

17 h 40

Je remarque que je commence à avoir froid. C’est le seul vrai symptôme de la journée. L’après-midi s’est très bien déroulé avec plus de gourmandise que de réelle faim. J’ai réussi à penser à autre chose qu’à de la nourriture, mais je pense que l’énergie qu’il me reste peine à me chauffer, alors je décide de prendre un thé vert auquel j’ajoute l’équivalent de deux cuillères à café de citron pressé.

19 h 00

Je suis de très très bonne humeur ! J’ai un regain d’énergie qui m’étonne. Je n’ai pas faim du tout et en préparant le repas de mon époux et de notre fille, je n’ai pas spécialement eu de frustration. Je n’ai pas eu faim du tout, mais je me suis tout de même assise en famille sur la table à manger. Au lieu de manger, j’ai préparé un gâteau nature pour anticiper le goûter du lendemain et éviter de me surcharger en cuisine pour le troisième et dernier jour de diète.

J’ai aussi pris de l’avance en préparant la garniture du déjeuner de demain.

Ce soir, mon moral, ma faim et mon énergie sont aux antipodes de ce qu’ils étaient hier à la même heure.

Le premier jour était nettement plus difficile, surtout en fin de journée. Ce soir, je n’ai ni maux de tête, ni de sensation de faim. Je suis de bonne humeur et alors qu’hier je me minais pour une petite tache, aujourd’hui un verre d’eau renversé ne m’a pas tracassée. J’ai une bonne patience et j’ai assez peu de frustration.

Je pense tout de même manger une pomme plus tard dans la soirée lorsque la faim se fera vraiment ressentir.

En attendant, je continue d’écouter mon corps.

23 h 30

Je n’ai toujours pas faim, mais le gâteau sorti du four a embaumé la cuisine de son odeur divine. Une grande gourmandise m’appelle, alors je me laisse tenter par la dernière pomme rouge.

Minuit

Au dodo, la faim au ventre, mais légère.

JOUR 3

 8 h 00 – Réveil

Ahhh… Ce matin, c’est difficile. Il y a encore eu plusieurs dizaines de micro-réveils ce soir (comme d’habitude). Heureusement, le cododo permet à ma fille de se rendormir aussitôt. Elle dort très bien… moi un peu moins. Une chose est sûre, mon lait est toujours là…

Ce matin je suis épuisée, je me sens faible faible faible.

8 h 30

Une pomme et un demi-thé vert nature pour la route.

10 h

Quelques nausées font leurs apparitions. Je décide de me reposer un peu.

11 h 30

L’heure de la sieste a sonné et je n’ai toujours pas faim. Pas de pomme, ni de thé, seulement de l’eau et je me repose en même temps que ma fille. Mode larve activé.

13 h

Je fais manger ma fille, mais je n’ai moi-même toujours pas spécialement faim. Son gratin et sa petite salade de tomates me donnent envie, mais je sais que même si je me l’accordais, je ne pourrais pas en manger beaucoup alors je continue ma diète et je pense à autre chose. Je n’ai pas vraiment d’appétit. Je vais bien mieux, même si une fatigue plane.

14 h

Je n’ai toujours pas de sensation de faim, mais je pense que je dois quand même me mettre quelque chose dans le ventre, alors j’épluche une belle pomme verte de type Granny Smith et je la déguste doucement, accompagnée de ma fille et de mon époux qui prend aussi une pomme en soutien.

L’acidité de ma pomme verte est amoindrie sans la peau. Elle est vraiment délicieuse.

16 h 00

Je joue à la dînette avec ma fille et nous faisons semblant de boire et manger. Etrangement, imiter l’ingestion d’un repas imaginaire me fait du bien.

19 h

L’après-midi a été assez difficile car je suis sentie vraiment très fatiguée. J’ai même ressenti de très légères palpitations au niveau du cœur par deux fois. Elles sont rapidement parties la première fois, mais en début de soirée, elles ont réapparue et je savais que mon manque d’appétit ne me pousserait pas à manger une nouvelle pomme pour regagner en énergie. Les palpitations n’étaient pas longues, ni douloureuses, mais en restant à l’écoute de mon corps, j’ai pu les remarquer et les prendre au sérieux.

Comme je vous le disais, on ne rigole pas avec la santé alors j’ai décidé de commencer par manger une orange en guise de dernier repas du dernier jour de diète. J’ai pris beaucoup de plaisir à la déguster auprès de mon époux et de ma fille qui mangeaient leur vrai repas. Cette orange a eu un effet reboostant non négligeable, alors j’ai décidé de m’arrêter là tant que tout allait bien.

22 h 20

J’ai quelques navets qui dorment dans le frigo depuis quelques jours et je pense devoir les préparer dans les jours à venir. Pour anticiper les choses, j’ai décidé de partir en quête de nouvelles recettes plus savoureuses pour donner du goût à ce légume que je n’affectionne pas particulièrement.

L’inévitable est arrivé… Je me suis égarée sur YouTube et cela doit bien faire une bonne heure que je déguste des tas de recettes savoureuses avec les yeux. Je n’ai pas de réelle faim, mais ma gourmandise a été démultipliée par deux ou trois. Je me demande encore pourquoi je me suis infligé ces visionnages.

Ces derniers soirs, j’ai toujours une grosse pensée pour les gens dans le besoin pour qui cette situation n’est ni une détox, ni un redémarrage de fin d’année… La faim épuise réellement. Il s’agit là d’un cercle vicieux qui me fend le cœur à l’idée de me dire que des personnes sur terre puissent le vivre. Je retiens mes larmes en pensant aux enfants qui ont faim dans ce monde à l’heure où j’ai le luxe de faire le choix de me priver. Tout le monde devrait pouvoir s’endormir avec quelque chose dans le ventre et je dirais même que tout le monde devrait avoir la possibilité de s’endormir avec un peu plus qu’une pomme et de l’eau dans le ventre. Surtout ceux qui m’ont rien mangé de la journée… voire depuis plusieurs jours. Ceux-là sont en état de survie. Je pense que cette pensée restera gravée quelque part en moi et qu’elle m’aidera aussi à me réguler. Ce n’est pas beau de manger au-delà de ses besoins, cela commençait à me nuire physiquement, maintenant cela me nuira moralement.

22 h 50

Je n’arrive pas à croire que la diète se termine enfin et que je pourrai reprendre une alimentation normale dès demain matin. Je n’arrive pas à croire que j’ai réussi à me nourrir de pommes et d’eau durant trois jours. Vivement la fin ! J’ai hâte de retrouver le goût des aliments un à un, les épices, les autres fruits, les légumes… J’ai beaucoup de chance.

J’ai passé la journée à avoir envie d’une vraie bonne pizza tout juste sortie de son four en pierre. Les pizzas des tortues ninja, voilà, c’était mon rêve de la journée… Au fond de moi; je sais que si j’avais une telle pizza devant moi, une part ou deux me suffiraient largement pour commencer. Je sais aussi que je n’ai certainement pas fait ces trois jours pour rien, alors il ne faut pas exagérer non plus pour la reprise, mais petit à petit je finirai par engloutir cette pizza de temps à autres, à condition de m’en tenir là, et de rester active.

Vivement demain ! Vivement demain !

JOUR 4

Matin du quatrième jour – C’est fini !!!!

7 h 30

Je me lève avec une crampe abominable dans le ventre. Mauvaise nuit, entrecoupée de beaucoup trop de réveils. Ma fille un peu contrariée… par le goût du lait ? Ou alors ma lactation serait-elle enfin en baisse ?

Je me sens vraiment très mal, je n’ai aucune énergie. A plat ! Je prends de l’eau, mais elle arrive dans un estomac visiblement vide de chez vide, et une nausée apparaît.

Je me demande pourquoi je me suis infligé le troisième jour. Hier matin, j’étais déjà épuisée, mais pas autant qu’aujourd’hui. J’aurais dû m’arrêter là et passer la journée à manger différents fruits pour varier un peu, et aussi pour tenir le choc.

Ce matin, c’est dur, je ressens la journée d’hier. Je regrette d’être dans cet état.

Je file dévorer une poire et les secondes qui suivent me font du bien, mais cette sensation de faiblesse extrême reprend aussitôt. J’ai mal à la tête… une nausée terrible. Je me repose et ce n’est qu’à 10 h que j’arrive enfin à ingérer quelque chose de plus consistant. Mon super mari a filé à la boulangerie pour nous apporter des viennoiseries. Je prends alors un demi-thé, un pain au chocolat et une demi-orange. Je me sens rassasiée et beaucoup plus en forme au bout d’un petit quart d’heure.

Redémarrer avec un pain au chocolat n’était peut être pas la meilleure idée, mais en réalité, c’était un remontant à la hauteur de mon état.

12 h 30

Je m’aperçois qu’une dent de notre choupette est en train de percer… Tout s’explique ? Ou simple coïncidence ? (En tout cas, je précise ici que si j’avais voulu maintenir ma lactation, je n’aurais JAMAIS fait la monodiète durant cette période.)

13 h 09

Je me sens beaucoup, beaucoup mieux ! Je n’ai pas eu faim de la matinée. Aucun grignotage à l’horizon. Je n’ai toujours pas spécialement faim. Ma fille fait sa sieste, alors nous mangerons ensemble dès son réveil. Au menu, je prépare une petite omelette avec une bonne salade à base de tomates, d’oignons, de poivrons, de thym et d’huile d’olive. Miam !

Pour ce soir, je prévois une bonne soupe de lentilles corail aromatisée au curcuma pour finir la journée en douceur.

J’arrête mon carnet de bord ici et je vous livre mon bilan.

BILAN en fin de monodiète :

Wahou, quelle expérience ! Je suis surprise de voir que j’ai vraiment été tentée d’abandonner le premier soir, moi qui pensais gérer ce défi sans souci ! Mais… la monodiète n’est pas si facile…

Le premier jour a été le plus frustrant.
Le deuxième jour de diète a été tellement plus facile à vivre (presque de la rigolade) !
Le troisième jour a été très fatiguant à supporter.
Le lendemain matin de la diète a été catastrophique, je me suis sentie malade.

Mon premier sentiment est que je suis fière d’avoir tenu bon et d’avoir réussi ce challenge avec moi-même, mais si c’était à refaire, je ne ferais certainement pas le troisième jour à l’image des premiers ! Je déconseille quiconque lit ces lignes de continuer la monodiète à proprement parler au-delà de deux jours (et demi, grand maximum). Dès le troisième jour; il faut penser au lendemain et je peux vous dire que personne au monde n’a envie d’être dans l’état de fatigue extrême dans lequel j’étais. (Evidemment, chaque personne est différente, certaines ne feront qu’un jour, d’autres, les trois sans soucis…) J’ai mis du temps à réussir à remanger, en passant outre la nausée, mais je me sentais vraiment mal. Alors je vous conseille de faire attention et de ne pas vous rendre malade. Restez raisonnables. Le but est de se faire du bien. Il n’est en aucun cas question de se mettre volontairement HS. LA SANTE AVANT TOUT !

Pour rester dans un esprit diète, il est par exemple possible de ne manger que des fruits différents le troisième jour pour regagner en énergie. Un bouillon de légumes serait aussi idéal à mon sens. (Le troisième jour peut aussi devenir un jour de jeûne au bout duquel vous dégustez un léger repas équilibré.)

Assurez-vous d’être auprès de quelqu’un qui ne fait pas la diète lorsque vous la faites pour avoir un soutien, de bons conseils et une aide si vous vous sentez mal. Arrêtez-vous dès que vous ne le sentez plus où que vous n’en avez plus envie. (Je dis « vous« ,au cas où certaines seraient tentées par l’expérience après cette lecture. Je vous demande alors de faire attention et de prendre soin de vous. Pas d’excès ! Restez à l’écoute de votre corps.)

Après la diète, j’ai le sentiment d’être plus légère. J’ai le sentiment d’avoir vraiment nettoyé mes reins. Mon estomac, mon foie, mes intestins… ont aussi pris du repos.

Je me sens bien et je pense vraiment que mon estomac a repris sa taille, car je sentais chaque pomme que je dégustais me « remplir » le ventre. (De même pour le pain au chocolat ou l’orange du matin… D’ailleurs, la demi-orange a suffi à me caler après le pain au chocolat).

Je compte aussi faire attention à réintroduire les aliments doucement les uns après les autres. Je ne suis pas une grosse mangeuse de viande, donc il ne sera pas difficile d’attendre trois bons jours avant de le ré-introduire dans mon alimentation.

Sur un plan plus spirituel, je me sens ressourcée. Je suis reconnaissante d’avoir de quoi manger. Je peux dire que dormir le ventre vide est l’une des sensations les plus tristes que j’ai pu expérimenter ces trois jours. Je n’avais d’ailleurs jamais vraiment eu cette sensation, même pas en état de jeûne.

Durant la monodiète, j’ai noté que j’étais particulièrement sensible aux odeurs et à la subtilité des différents goûts. Suite à la monodiète, je suis à l’écoute de mon corps et je dissocie bien mieux la faim de l’envie de manger. J’arrive à comprendre lorsque je n’ai plus faim.

Pour les plus curieuses, je peux vous glisser à l’oreille que la balance affiche -3 kg tout rond en fin de monodiète, ce qui ne me surprend pas. Cela ne me réjouit pas particulièrement non plus, car je sais que mon corps va se remettre en marche. J’ai eu beau rêver de lasagnes, de quiches, de gratins et autres tourtes… je ne me jetterai pas pour autant sur tout et n’importe quoi sans modération… Je vais plutôt manger équilibré et dans des quantités normales, en plus d’une activité physique normale, alors il est fort probable que ces kilos si rapidement perdues reviennent aussitôt. (Et puis peut-être qu’ils s’en iront définitivement dans les semaines à venir, qui sait…)

L’essentiel pour moi est de me dire que ce redémarrage de fin d’année a servi de détox, mais aussi de «rééducation » pour que mon système digestif retrouve ses anciennes proportions, pour retrouver de bien meilleures habitudes.

Voici pour moi, j’espère que ce très long article de la nouvelle petite section Bien-être en aura intéressé certaines. Il y aura probablement assez peu d’article dans cette catégorie, mais le billet que je publie aujourd’hui a le mérite de permettre une douce entrée en matière. (Quoi que… je « rangerai » surement d’anciens articles dans cette section).

Je vous souhaite une très belle année 2019, santé, bonheur, amour, gloire, beauté… heuu je m’égare… Je vous souhaite de réaliser vos rêves et d’être la meilleure version de vous-mêmes, pour vous et pour le monde.

Ici, l’aventure continue, alors je n’ai qu’une chose à dire…

« A l’année prochaine sur le blog ! »

(Et n’oubliez pas de vous abonner à la newsletter du blog pour suivre mes petites aventures ! ;))

EM.

Et vous, vous avez déjà testé la monodiète ? Quelle est votre première résolution pour la nouvelle année qui arrive (si vous en avez) ?

 NB : Aucune pomme n’a été maltraitée durant cette monodiète. Les demi-pommes restantes ont toujours fini par être dévorées par mon époux ou par notre fille.

PS : Je ne suis ni médecin, ni nutritionniste, ni diététicienne… Il ne s’agit là que de mon expérience personnelle que je partage avec vous par plaisir, parce que c’est le genre de témoignage que j’aurais moi-même voulu lire avant de me lancer. Faites-vous votre idée sur la monodiète, mais je vous demande de ne pas le faire si vous avez une santé fragile ou si votre médecin vous le déconseille. La santé avant tout.

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16 réponses à Détox de fin d’année, mon expérience de monodiète

  1. Quel courage!!!! Je ne suis pas courageuse pour faire des régimes !!! Je regarde souvent mes copines faire, je les encourage quelques fois !!
    Bon courage!

  2. Je ne connaissais pas du tout ce principe de monodiete. Je suis plus « jeune intermittent » c’est à dire sauter un repas si je ne ressens pas le besoin de manger. Ça me permet de me sentir mieux 🙂 merci pour ce retour d’expérience ! A bientôt !

  3. Honey Mum dit :

    Tu es courageuse EM ! Bravo… 🙂
    Ça fait du bien parfois de faire un petit effort pour le corps ! Prends soin de toi, bisous et bonne année à toi.
    Estefania
    Honey Mum

  4. petite étoile*** dit :

    WAAAW quel courage, je crois que je ne pourrais pas faire ça, ça me semble si dure! plusieurs jours de suite le même aliment faut être très courageuse, bravo en tout cas!

  5. maman nuage dit :

    « aucune pomme n’a été maltraitée durant cette monodiète », j’ai ri !
    j’avais tenté moi aussi la monodiète de pommes il y a quelques années, je me souviens de la fatigue et des rêves de repas, j’en ai gardé la conscience que l’on mange souvent bien plus que notre besoin. En ce moment je modifie l’habitude d’un dessert systématique, c’est un petit pas mais c’est déjà ça…
    Belle année à toi !!

    • EM dit :

      ^^ bonne idée. Moi c’est le goûter de 16h qui est systématique… Tu as bien raison. Nous mangeons beaucoup plus que nos besoins. Merci pour ton passage et ton petit mot . À bientôt 🙂

  6. Suzanne dit :

    Je suis admirative de ta monodiète !
    Je m’en sens pas capable du tout !
    Merci d’avoir partagé cette expérience !

  7. Justine dit :

    Merci pour ce superbe article très instructif ! J’ai déjà eu envie de faire un jeûne et on m’avait plutôt conseillé de commencer par une monodiète. Effectivement, je pense que ce serait beaucoup plus adapté. On m’avais parlé de raisins (c’était cet été) mais sais-tu avec quels autres aliments c’est efficace (sachant que je mange de saison mais je ne sais pas encore quand je tenterai l’expérience). Grâce à toi, je saurai qu’il est préférable de me fixer seulement 2 jours. Je crois que ça sera une des choses les plus difficiles à faire pour moi, mais tu as l’air d’être une jolie gourmande toi aussi, alors si tu y es parvenu, peut-être que j’y arriverai aussi.. 🙂 En tout cas je garde ton article dans un coin pour y réfléchir et pour me motiver le jour où j’essaierai <3

  8. EM dit :

    Coucou Justine. Je suis désolée de répondre avec autant de retard. Alors pour moi le jeûne est beaucoup plus simple que la monodiète car tu manges diversifié le soir alors que la monodiète implique de manger le même aliment du matin au soir trois jours durant. Pour ce qui est de l’aliment en question je crois que le plus réputé est la pomme car il a de bonnes propriétés qui aident à tenir tout en détoxifiant le corps. J’ai aussi entendu parler du raisin, de pastèque ou de carottes mais je ne sais pas exactement ce que chacun d’entre eux apporte de particulier. Je te conseille de choisir aussi en fonction de tes préférences. Oh oui je suis plutôt gourmande et je suis certaine que tu peux y arriver ! N’hésite pas à commencer par deux jours car le troisième est vraiment difficile. Pour ce qui est de la suite si cela peut t’intéresser… En continuant de manger équilibré et en restant active (bébé obligé) mais aussi en faisant mon sport quotidien je n’ai noté aucune sensation désagréable. J’ai recommencé à manger normalement sans restriction. Je me sens vraiment mieux. Plus légère et je ressens beaucoup moins la sensation de faim à des moments improbable. Le pompon c’est que je n’ai pas repris les trois kilos qui m’ont quitté à mon grand étonnement. En tout cas, belle expérience. N’hésite pas à me dire ce que tu en as pensé et les effets sur toi si tu te lance. Merci beaucoup pour ton mot, je suis heureuse que mon retour puisse servir. :*

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